samedi 10 novembre 2007
09:55

Etat de dégout énorme


Je suis dégoutée, je veux m'exprimer afin de me libérer. Mais je sais que rien ne pourrait exprimer mon dégoût que des mots grossiers... des éxpressions dégoutantes... aussi dégoutantes que mon dégout moi même... Je ne me reproche rien. Je suis celle qui a toujours affiché son vrai visage, qui a toujours essayé de montrer ses facettes cachées... qui réjouit quand ses amis admettent ses défauts et continuent à être ses amis....
J'ai gaché une partie de mon temps, à suivre un feuilleton débile, insencé, ... mais surtout dégeulasse.. Aussi dégeulasse et d'une baseesse inégalée... Que j'essayais de décoder son énigme, comprendre sa symbolique, analyser son paradigme... blablabla... j'ai entamé des lectures scientifiques, philosophiques, pragmatiques... pour lire un feuilleton débile...
Les chères consoeurs téléspectatrices qui ont aussi suivi ce feuilleton , dans des périodes différentes. Et qui sait, d'autre en parallèle avec moi... Elle me reprocheraient certainement mon comportement peu respectueux vis à vis de ce chef d'oeuvre... Monsieur le metteur en scène, réalisateur, scénariste et acteur principal m'a même reproché de ne pas être à la hauteur et que je ne dispose pas des outils et des compétences intellectuelles minimales pour la compréhension de son chef d'oeuvre....
Dis donc, un bouton nous sépare.... j'aurais pu m'épargner toute cette fatigue et cette bassesse d'ésprit... mais.... je suis comme ça, je ne crois pas aux apparences qui ne sont pas toujours trompeuses...
jeudi 8 novembre 2007
20:20

Un poème écrit par une adolescente


Je suis tombée sur le journal intime que je tenais il y'a 10 ans ... Je reprends un ancien poème tel qu'il a été écrit un cetain22 février 1998.(avec les fautes d'orthographe):

"Et il pleut sur les trottoires
Comme il pleut dans mon coeur

Et dans les cieux il y'a des orages

Qui enflamment mon âme

Et je me promène dans les rues desertes

Abandonnées des habitants et en état d'alerte

Je cherche sans trouver les instants en perte
Je cherche un mot qui fait renaitre l'espoir
Qui fait passer ces instants noirs
Mais hélas, comme ces murs brisés
Ces maisons tristes et abandonnées
Je demeure solitaire, triste et peinée
Je cherche encore un mot qui renait
De l'éternité, de l'imparfait, mais désormais
Je pleure et je pleure et je voyage
En laissant ce passé, ces rêves, ces images
Je voyage vers le monde des mensonges
En laissant ces figures et mon village
Triste et solitaire
Car il pleut dans mon coeur
Comme il pleut sur ses trottoires.
vendredi 2 novembre 2007
15:33

Les couleurs de ma patrie


Une conversation s'est déroulée sur msn avec Azwaw qui m'a motivée à poster ceci:

Le tunisien n'a pas eu l'éducation nécessaire pour aimer sa patrie. Jeunes lycéens, le salut du drapeau était une corvée pour nous, qu' on essayait de fuire au maximum...

Regardez les joueurs de foot lors d'un match de l'équipe nationale, aucun n'apprend l'hymne, et il y'en a meme ceux qui rigolent sans aucun respect...
C'est le défaut de notre éducation, on ne nous a pas appris à aimer notre patrie...
Les hommes qui ont construit cette patrie, on entend à peine parler d'eux. C'est aussi le problème de nos medias... Ils ne traitent que des sujets futiles, superficiels et débiles!!!
Je me demande vraiment, au lieu que de mettre du n'importe quoi, qu'ils nous passent les archives de la télé comme "Toujihet errais" ou encore les archives du journal info, pour qu'on apprenne, c'est qui Bouriguiba, Kayed essebsi, Ben salah, Nouira, et les autres... Belhouène, Farhad Hached, Mongi Slim, Mahmoud el Matri...
Et meme les Beys... on ne parle jamais d'eux!
Est-ce que notre histoire fait vraiment peur? Est-ce qu'on ne possède vraiment pas d'histoire? Pas assez de gloire?, qui nous sensibilise envers notre hymne national, envers notre drapeau... Qui nous sensibilise envers nos racines et notre patrie..

On a malheureusement appris à l'ecole primaire à chanter "namoutou namoutou wa ya7ya el bachkoutou"
.....
je me rapelle il y'a 4 ou 5 ans quand tous les jeunes étaient fan de téléchargement des sonneries de portables...il y'avait entre autre notre hymne national,"houmat el hima" et bein, on mettait ça pour rigoler et pour déconner..
...Par contre il y'avait la marseillese, et celui qui mettait la marseillese faisait synonime, de quelquun de chic, IN, à la page...
Et quand je me rend compte qu' il y'a des gens qui ont sacrifié leurs vies pour qu'on n'ecoute plus cet hymne... Des fleuves de sang ont coulé et ont arrosé cette terre pourqu'on soit indépendants.
?
?
?
Pourquoi on se moque de "houmet el hima" comme sonnerie de portable alors ce qu'il ne l'est pas s'il s'agit de la marseillese?
...
Un tat de questions que je n'arrive pas à resoudre jusqu'à nos jours et je pense que le malheur est enraciné, il est plus grave que le fait qu'on ne connais pas notre histoire...
Il s'agit de sentiments et d'amour... l'amour de la patrie...
mardi 23 octobre 2007
09:04

La distance


Je ne trouve pas quoi dire ? Quoi écrire ? Avec quelle langue ? Avec quel style ? Je me sens bouleversée, je suis triste qu'il soit parti, je suis contente pour tout le temps qu’on ait passé ensemble. Je suis inquiète pour le futur, je suis curieuse, je suis prudente, je suis optimiste… je suis tout ça… en fait un véritable baragouin.
Je me rends compte à quel point une semaine pourrait changer ; une semaine m’a fait quelque chose….
Ça me fait du mal que je n’attendrai plus notre rendez-vous impatience, pour sortir comme expulsée prendre la route et courir, courir, courir…. Tout en ayant la tête aux anges en me disant je parts rencontrer *****……..
Je ne vais plus dormir, marcher, manger, travailler…, tout en ayant dans la tête qu'il se trouve quelque part à quelques centaines de mètres. J’avais toujours un drôle de sentiment, un sentiment tout débile qui me disait qu'il appartient à mon monde, il est dans mon domaine, il est accessible, Il est gérable, il est gentil, il est bien….
Aujourd’hui il n’est plus dans mon domaine, il est ailleurs, dans son monde à lui. Dans un monde que je ne connais pas. Il parle une lange que je ne connais pas, il pense avec une mentalité que je ne connais pas, il parle avec des gens que je ne connais pas, il marche dans des rues que je ne connais pas, il fréquente des cafés que je ne connais pas. Tout est inconnu, tout est méchant….
Appartenir à son monde serait il l’idéal pour moi ??? Je ne sais pas !!!
dimanche 21 octobre 2007
13:13

Khamsoun


Date: vendredi 19 octobre 2007
Lieu: théatre municipal de tunis
Heure: 19h30
Il s'agit de la pièce de théatre Khamsoun de Fadhel Jaibi. Une pièce que je viens de revoir pour la deuxième fois, et qui me donne envie de la revoir plus.
Une oeuvre tunisienne, un texte qui te parle, qui s'adresse au tunisien, et qui entre autre s'adresse à moi même.
Khamsoun ou cinquante ans d'indépendance. Depuis 1956 jusqu'à nos jours... Des événements qui ont marqué notre histoire et qui ont conditionné notre vie.
Jalila Bakkar ou "Meriem" n'a pas manqué par nous imprissionner par son talent.
"Je refuse d'être l'otage de deux intégrismes"
"Je lui ai tant expliqué que l'histoire de la Tunisie n'a pas commencé avec les conquêtes islamiques."
Ces phrases sont gravées dans ma mémoire.
Ou encore, la phrase du commissaite Leyth s'adressant à Amal:
" De quel islam tu parles? de celui de Taher Ben Achour ou celui de Oussama Ben Laden, de l'islam de ma mère ou de celui de Zarqawi?"
Le texte est venu dans un dialecte tunisien ne manquant pas parfois du sens de l'humour, tantôt par des passages choquants et même émouvants.
La pièce se termine par: Amal au milieu de la scène: "J'ai cru avoir compris, j'ai cru avoir tout compris, mais je me rends compte que je n'ai rien compris, et je n'ai rien appris. Seulement que pour vivre en paix, il faut apprendre à se taire!"

mercredi 17 octobre 2007
18:21

Hammam-lif le berceau de mon enfance


Verte, bleue, parfumée d’une brise fraîche beylicale, sentant le cyclamen, le pin et l’eucalyptus. Hammam-lif demeure dans ma mémoire, une élégante ville. J’y suis née, j’y ai grandi. J’y passais mes étés...
Enfant, je passais mes journées estivales entre la baignade dans son eau doucement salée, et les soirées animées sur sa corniche. J’étais petite quand le comble du bonheur était le petit sandwich fait avec la sauce du déjeuner encore crue ! Les soirées de folie coûtaient à mon père un tour au manège de tôle installé sur le rivage près de la « Sirène ».

Je contemplais la belle Hammam-lif depuis « le chalet vert » du haut de la montagne en dégustant « ma brika » et en me demandant comment on aurait pu couper les morceaux de citron aussi soigneusement. C’était l’époque où je pouvais encore aller au chalet vert...

Je portais un tee-shirt et un short quand mon oncle m’accompagnait chez le coiffeur pour hommes !

Sans aucun problème j’accompagnais mon oncle dans ses sorties entre mecs. J’allais même aux cafés…

J’étais dans mon berceau, gâtée…

Je mangeais des frites chaque après midi sans me peigner les cheveux…

C’était certainement un grand bonheur de passer l’été là bas. Avec les mecs et les filles des voisins, on grillait pendant des heures sous le soleil, sans crèmes, ni écrans, ni chapeaux…même pas un simple parasol !

J’aime Hammam-lif, le berceau de mon enfance.

Je me rappelle une après midi- quand j’étais en deuxième année primaire et j’habitais Hammam-Lif- je m’apprêtais à retourner à l’école. Je saluais ma grand-mère qui lavait les assiettes du repas :

Elle : aya 3ayech benti a9ra 3la rouhek..ou rod belek kif tji t9oss el kayess

Moi :ommi ena 3andi handsa tawa

Elle : (avec un sourire) oh ! mela bech twallilna mouhandsa….

Cela fait plus que 20ans

Et aujourd’hui je suis devenue « Mouhandsa » !

lundi 15 octobre 2007
08:59

15 Octobre



Une pensée pour tous les martyrs de Bizerte et ceux de Sabbelet Ben Ammar.